me 18/02
20:00 BRASS
performance

(Pas si) Fragile !

The Next Performance Art Generation

(Pas si) fragile! s’inscrit dans un parcours plus vaste, qui voit des déclinaisons diverses entre janvier et juin 2015 : N’importe quoi d’autre / Maison Folie (Mons), 6>8.03.2015 ; Excentricités / ISBA (Besançon), 14>16.04.2015 ; Salon de l’astronautique de plaisance / Les Halles (Bruxelles), 19>21.06.2015 ; Kaaitheater (Bruxelles), juin 2015.

Une collaboration de La Cambre (ENSAV) (Bruxelles), Arts2 (Mons), Institut Supérieur des Beaux-Arts Besançon/Franche-Comté (Besançon), l’Erg, le SeptanteCinq
BRASS (Bruxelles), Les Halles (Bruxelles), Kaaitheater (Bruxelles), et le Master Arts du Spectacle vivant/Université libre de Bruxelles.

Depuis plusieurs années, des écoles d’art en Belgique (La Cambre, Arts2, l’Erg…) consacrent une partie de leur cursus à l’art performance, répondant ainsi à la dynamique nouvelle de ces pratiques dans le champ artistique professionnel. On a vu ainsi apparaître une nouvelle génération d’artistes, passés pour nombre d’entre eux par le programme « Fragile ! » associé au festival Trouble (2005>2013, Les Halles), investissant, depuis, les scènes belges et internationales de la performance avec des œuvres individuelles ou collectives, multipliant les collaborations… Ils ne font pas de la performance comme le faisaient leurs aînés, ils inventent d’autres formes, qui cherchent de nouveaux espaces de monstration. Ce mouvement rejoint la volonté du BRASS d’être un espace dédié aux initiatives artistiques émergentes, dont l’art performance.

Ce programme, coordonné par Gwendoline Robin et Antoine Pickels à l’invitation d’Isabelle Bats, mêle étudiants et artistes récemment diplômés appartenant à cette génération. La plupart sont passés par la Cambre ou par Arts2. Invitation est en outre faite à des artistes issus de l’ISBA de Besançon, autre école dont l’accent sur la performance est notable. Le match retour se jouera lors du prochain festival « Excentricités » à Besançon, où de jeunes artistes belges sont invités.

Un groupe composé d’étudiants en Master Arts du Spectacle vivant de l’Université libre de Bruxelles développera un espace de réflexion nomade, envisagé comme un chantier permanent pour tracer les chemins parcourus, en regard et en deçà des questionnements soulevés par (Pas si) Fragile ! Sous la forme de publications critiques et analytiques sur un blog dédié, etc.
Avec les collaborateurs de la filière : Sylvia Botella (coordination et suivi), Karel Vanhaesebrouck, Catherine Bouko, Nele Wynants, Sylvia Botella, Karolina Svobodova et Amin Zamani (conception)

AU PROGRAMME :

Douze propositions de jeunes performeurs et un salon critique mobile.

Camille Boisaubert, Rencontre(s)
Entre volonté et hasard, entre fortuit et présence, des entrevues individuelles, non annoncées, tout au long de la soirée.

Ludovic Beillard, Sans titre
Tout au long de la soirée, un texte qui en rend compte est produit en direct et vous tombe sur la tête.

Adrien Colin, I’m not a stranger anymore
L’artiste fait corps avec la surface d’une table, métaphore de l’appréhension d’un territoire à aborder, ou de sa réappropriation par l’action de « prendre mesure avec le corps ».

Thomas Dupal, This image
Un homme, un smartphone, des images, parfois pornographiques, et un discours sur ces images – mais qu’est-ce qui ment, les images ou le discours ?

Cynthia Godard, Multifacettes
Face à un miroir qui ne lui donne qu’une seule image d’elle-même, la performeure mue et devient multiple : un être multifacettes.

Mona Habibizadeh, Un artiste iranien = un artiste iranien
Enjeu : mettre en jeu, sur scène, le regard que porte le public européen sur femmes artistes iraniennes.

Virginie Huyghebaert, Performance sans titre pour le moment
En évocation d’un comportement rituel, un corps se mêle à la terre, laissant l’imprévisible faire surface dans l’action.

Lucas Lejeune, Sans titre
L’artiste lit un texte qu’il a écrit. Il est un peu surpris.

Clément Losson et Valentin Périlleux, Dureté d’un métal
La dureté d’un métal définit la résistance qu’oppose celui-ci à la pénétration d’un corps plus dur. On la détermine au moyen d’essais normalisés en mesurant la profondeur, le diamètre ou un autre paramètre de l’empreinte faite par un poinçon en fonction de l’essai.

Mélanie Peduzzi, 27 prises
Une vente aux enchères de pellicules non développées.

Re:c, Blind Boxing Brides
Le combat dure trois rounds de cinq minutes. Robe de mariée et talons hauts de rigueur, pour toutes et tous. Les yeux doivent rester bandés durant tout le combat. Si une Blind Boxing Bride dit stop ou s’évanouit, le combat s’arrête.

David Zagari, Affixes
Une masse informe composée de plusieurs individus se déplace, ricoche ou enveloppe momentanément les surfaces rencontrées. Une masse capable de franchir les barrières auxquelles nous pouvons faire face au quotidien.

Le Salon d’Yvonne
Des étudiants théoriciens en Arts du spectacle vivant de l’ULB invitent avec Yvonne (aka Christophe Alix) quelques performeurs présents dans la programmation à parler. Mobile !

Le BRASS offrira donc ses espaces à ce grand laboratoire performatif du 16 au 18 février et vous convie à découvrir l’état des recherches le mercredi 18 février dès 20:00 (entrée libre).

Mélanie-Peduzzi2