★ LETTRE DE JEAN
Forest, le 27 février 2025,
Ma douceur, ma fureur,
Est-ce qu’on t’a raconté qu’en début de semaine, j’ai pété les plombs ? J’avais mal aux dents, et les réservations pour un spectacle qui a l’air génial ne décollaient pas. La colère monta petit à petit, je ne pipai mot, et un midi, l’écume aux lèvres et le front humide, je me mis à déverser la bouteille entière de ketchup sur l’assiette fumante de macaronis que mon collègue affamé venait de se réchauffer (il déteste le ketchup).
Hier, un monsieur de l’université du nous est venu passer la journée avec notre équipe. Pour nous aider à avancer malgré les tensions, les hics, les stuts et les couacs qui, comme dans tout collectif, peuvent survenir régulièrement (c’était un rendez-vous prévu de longue date mais ça tombait à point). Il a dit quelque chose comme : « C’est pas parce qu’il s’agit de travail qu’on n’est pas traversé·e par des émotions. Il faut apprendre à dire ce qu’on a sur la patate avant que ça tourne au vinaigre. » Dans la foulée, mon collègue et moi avons debriefé pacifiquement sur mon craquage au ketchup. Davaï ! L’échelle est haute mais on grimpe ! Entre temps, les réservations pour le spectacle qui a l’air génial ont décollé, et ma dent pourrie a été arrachée avec une délicatesse surnaturelle. Peace and love. Tout va bien se passer.
Ton Jean
P.S. Je te laisse descendre tout schuss sur le programme de mars Il y a encore au menu pas mal de beautés inclassables et de rendez-vous qui réchauffent les cœurs
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